Mon propos


Le journal intime d'une trentenaire, errante sexuelle.
On m'a toujours traitée de fille facile, de traînée, de marie-couche-toi-là. J'assume.
Je suis comme ça.
J'essaierai d'être vraie, sans fard, au fil d'un journal décousu, fait de réflexions, d'expériences vécues racontées franchement, sans détour mais sans vulgarité.
Isa
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Correspondance

Qu'en pensez-vous ? Comment me jugez-vous ? Hommes ou femmes, votre avis m'intéresse.
Et vous ? Qu'aimez-vous le plus dans les pratiques sexuelles ? Qu'est ce qui vous excite particulièrement ?
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Le stage

Jeudi 27 avril 2006
Malgré la peur qui me taraudait, je suis restée, je ne me suis pas enfuie. J’avais fait le choix d’accepter de subir l’épreuve qui m’attendait. Un soir, Blacky, le visage dur, m’averti en me tirant par les cheveux pour me renverser la tête en arrière, que ce serait pour le lendemain samedi, dans l’après-midi. Puis il était sorti voir ses potes. J’étais restée muette, paralysée. Djamila était là, elle avait tout entendu.
Je me suis réfugiée dans les bras de ma copine beurette. Elle me dit qu’elle m’avait assez prévenue, que je n’aurais que ce que je cherchais puisque je n’avais rien fait pour y échapper. Qu’au moins on serait pareilles toutes les deux, que désormais on serait sœurs et égales dans notre soumission aux hommes. J’avais peur de me retrouver seule face à la meute. Je lui ai demandé d’être là, avec moi, au moins pour me soutenir moralement. Djamila me répondit qu’elle n’avait pas le droit. Elle avait reçu l’ordre de disparaître jusqu’au dimanche, et de ne pas oublier de ramener la comptée à Blacky.
Par Isa
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Jeudi 27 avril 2006
Le lendemain, j’attendis le début de l’après-midi avec angoisse. Blacky me surveillait du coin de l’œil depuis le matin sans rien dire, sans doute pour m’empêcher de fuir si j’avais essayé.
Je m’étais posée des questions puériles du genre comment m’habiller. C’était idiot parce que je devinais bien que je ne resterais pas habillée longtemps. Finalement j’optais pour une jupe courte et un blouson de cuir, sans rien du tout dessous. Tout sous-vêtement me paraissait inutile, et puis je voulais éviter de les aguicher, les exciter encore plus. Je me contentai de me maquiller un peu les yeux, comme j’en avais l’habitude.
Vers 14 heures, on frappa sèchement à la porte. Les coups résonnèrent très fort en moi. J’avais la peur au ventre. Blacky fit entrer trois noirs baraqués, l’air pas commode. Ils sont allés se vautrer dans le canapé pour me détailler sans dire un mot. Moi, j’étais debout, plaquée contre le mur, les yeux baissés. J’attendais mon sort, paralysée, silencieuse. Ils parlaient entre eux, sans m’adresser la parole, comme si je n’étais pas là. Blacky leur dit qu’il en attendait encore deux autres, et distribua des bières en attendant.
Par Isa
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Jeudi 27 avril 2006
Quoi ? Deux de plus ? J’avais cru naïvement que quatre lascars, c’était bien assez comme ça, mais apparemment ce n’était pas l’avis de Blacky. Un quart d’heure passa encore, qui me parut terriblement long. On frappa de nouveau à la porte, et deux autres types entrèrent. Mon heure était venue… De plus en plus tendue, je contemplais, les yeux mi clos les six noirs qui allaient me passer dessus. Blacky se leva, me saisit par les cheveux pour me faire avancer au milieu de la pièce, en disant à ses potes « Bon, voilà la pétasse, elle est à vous. Va falloir la dresser, lui faire comprendre qu’elle est juste bonne à servir de sac à bites, un trou qu’on utilise comme on veut, autant qu’on veut. Elle a pas droit à la parole, elle a juste le droit de devenir une pute à blacks… ».
Puis il s’est tourné vers moi en me tirant encore un peu plus les cheveux : « toi, à poil, et vite ! ». Je n’ai pas réagi tout de suite, j’ai eu un temps d’hésitation. Aussitôt, j’ai pris quatre baffes aller-retour qui m’ont saisies. Blacky a vivement tiré sur la fermeture éclair de mon blouson, dévoilant ma poitrine. Les joues en feu, les larmes au bord des yeux, j’ai baissé ma jupe sous le regard excité des noirs étalés sur le canapé et le lit. Blacky m’a ordonné de m’exposer, d’écarter les cuisses, d’ouvrir mes fesses au maximum pour « qu’ils voient la marchandise ». Cette fois, j’ai obéi tout de suite. Toute honte bue, j’ai du tourner sur moi-même, et je me suis laissée examiner comme une bête de foire.
Par Isa
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