Jeudi 27 avril 2006
Malgré la peur qui me taraudait, je suis restée, je ne me suis pas enfuie. J’avais fait le choix d’accepter de subir l’épreuve qui m’attendait. Un soir, Blacky, le visage dur, m’averti en me tirant par les cheveux pour me renverser la tête en arrière, que ce serait pour le lendemain samedi, dans l’après-midi. Puis il était sorti voir ses potes. J’étais restée muette, paralysée. Djamila était là, elle avait tout entendu.
Je me suis réfugiée dans les bras de ma copine beurette. Elle me dit qu’elle m’avait assez prévenue, que je n’aurais que ce que je cherchais puisque je n’avais rien fait pour y échapper. Qu’au moins on serait pareilles toutes les deux, que désormais on serait sœurs et égales dans notre soumission aux hommes. J’avais peur de me retrouver seule face à la meute. Je lui ai demandé d’être là, avec moi, au moins pour me soutenir moralement. Djamila me répondit qu’elle n’avait pas le droit. Elle avait reçu l’ordre de disparaître jusqu’au dimanche, et de ne pas oublier de ramener la comptée à Blacky.
Je me suis réfugiée dans les bras de ma copine beurette. Elle me dit qu’elle m’avait assez prévenue, que je n’aurais que ce que je cherchais puisque je n’avais rien fait pour y échapper. Qu’au moins on serait pareilles toutes les deux, que désormais on serait sœurs et égales dans notre soumission aux hommes. J’avais peur de me retrouver seule face à la meute. Je lui ai demandé d’être là, avec moi, au moins pour me soutenir moralement. Djamila me répondit qu’elle n’avait pas le droit. Elle avait reçu l’ordre de disparaître jusqu’au dimanche, et de ne pas oublier de ramener la comptée à Blacky. 
Je m’étais posée des questions puériles du genre comment m’habiller. C’était idiot parce que je devinais bien que je ne resterais pas habillée longtemps. Finalement j’optais pour une jupe courte et un blouson de cuir, sans rien du tout dessous. Tout sous-vêtement me paraissait inutile, et puis je voulais éviter de les aguicher, les exciter encore plus. Je me contentai de me maquiller un peu les yeux, comme j’en avais l’habitude.
Puis il s’est tourné vers moi en me tirant encore un peu plus les cheveux : « toi, à poil, et vite ! ». Je n’ai pas réagi tout de suite, j’ai eu un temps d’hésitation. Aussitôt, j’ai pris quatre baffes aller-retour qui m’ont saisies. Blacky a vivement tiré sur la fermeture éclair de mon blouson, dévoilant ma poitrine. Les joues en feu, les larmes au bord des yeux, j’ai baissé ma jupe sous le regard excité des noirs étalés sur le canapé et le lit. Blacky m’a ordonné de m’exposer, d’écarter les cuisses, d’ouvrir mes fesses au maximum pour « qu’ils voient la marchandise ». Cette fois, j’ai obéi tout de suite. Toute honte bue, j’ai du tourner sur moi-même, et je me suis laissée examiner comme une bête de foire. 

Vos réflexions