Jeudi 16 février 2006
Je n'ai jamais cherché les garçons. Je les ai toujours laissés m'aborder. J'ai toujours eu une attitude réservée, discrète. Pas d'oeillades, pas de coquetterie, pas de tentation à paraître sexy, provoquante. Ce n'était pas très conscient alors, mais c'était déjà mon tempérament. Je préférais les garçons entreprenants, ceux qui savaient ce qu'ils voulaient. A ceux-là je ne refusais pas grand chose.Très vite les choses sont allées plus loin que de simples pelotages. Des mains exploratrices dans le creux de mes fesses, des doigts inquisiteurs dans le sillon de mon sexe, des langues insistances dans ma bouche. Je me laissais faire passivement, mais non sans plaisir. J'aimais me laisser manipuler, souvent debout dans un coin sombre ou derrière un bosquet, sans bouger, sans réagir apparemment, sans prendre d'initiative. Encore aujourd'hui. J'aime me sentir docile, gibier, objet. ça déplait à certains qui, énervés par mon manque de réaction, me traitent de planche ou de bout de mou, mais d'autres apprécient, et perçoivent vite tout le parti qu'ils peuvent en tirer.

Je ne m'attachais pas, je ne tombais pas amoureuse. J'étais seulement avide de me sentir convoitée. Je passais de flirt en flirt, de mains en mains, parfois de deux ou trois garçons certains samedis. L'un ou l'autre me payait le cinéma l'après midi pour pouvoir me peloter dans le noir tout à loisir. Souvent, il me demandait de le masturber, souvent il jouissait dans ma main et ça n'allait pas plus loin. 

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