Mon propos


Le journal intime d'une trentenaire, errante sexuelle.
On m'a toujours traitée de fille facile, de traînée, de marie-couche-toi-là. J'assume.
Je suis comme ça.
J'essaierai d'être vraie, sans fard, au fil d'un journal décousu, fait de réflexions, d'expériences vécues racontées franchement, sans détour mais sans vulgarité.
Isa
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Correspondance

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Mon apprentissage

Jeudi 16 février 2006

Je n'ai jamais cherché les garçons. Je les ai toujours laissés m'aborder. J'ai toujours eu une attitude réservée, discrète. Pas d'oeillades, pas de coquetterie, pas de tentation à paraître sexy, provoquante. Ce n'était pas très conscient alors, mais c'était déjà mon tempérament. Je préférais les garçons entreprenants, ceux qui savaient ce qu'ils voulaient. A ceux-là je ne refusais pas grand chose.
Très vite les choses sont allées plus loin que de simples pelotages. Des mains exploratrices dans le creux de mes fesses, des doigts inquisiteurs dans le sillon de mon sexe, des langues insistances dans ma bouche. Je me laissais faire passivement, mais non sans plaisir. J'aimais me laisser manipuler, souvent debout dans un coin sombre ou derrière un bosquet, sans bouger, sans réagir apparemment, sans prendre d'initiative. Encore aujourd'hui. J'aime me sentir docile, gibier, objet. ça déplait à certains qui, énervés par mon manque de réaction, me traitent de planche ou de bout de mou, mais d'autres apprécient, et perçoivent vite tout le parti qu'ils peuvent en tirer.
Par Isa
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Vendredi 17 février 2006
Dès le début j'ai été curieuse du sexe des garçons. Mais je n'aurais jamais osé y mettre la main de moi-même. J'ai toujours été timide et réservée. Mais quand le premier m'a pris la main et l'a posée sur lui, je n'ai pas résisté. Sous sa conduite, j'ai exploré cette longue bosse dure à travers son jean. Et quand il l'a sortie, j'ai tâté avec avidité ce morceau de chair inconnue, sans rien laisser paraître. Ses doigts conduisaient les miens pour le masser de haut en bas comme il voulait.
C'était dans la pénombre, à l'abri d'un mur, dans un coin isolé de la petite ville où j'habitais. J'aurais bien voulu en voir et en savoir plus, mais je ne faisais qu'apercevoir ce long tube de chair duquel sortais ce que je ne savais pas encore qu'on appellait un gland. J'étais impressionnée. C'était donc avec ça que les garçons faisaient l'amour aux filles. J'avais du mal à imaginer que ça puisse rentrer dans un vagin, sans mal et avec plaisir. Mais j'étais fataliste. Pas inquiète. Je me disais que je n'étais pas la première. Que beaucoup d'autres avant moi l'avaient éprouvé, et que donc il arriverait ce qu'il devait arriver.
Ce ne serait pas encore pour cette fois-là. Le garçon s'est contenté de ce que je le masturbe, ma main tenue fermement dans la sienne. Rapidement, j'ai senti un liquide poisseux se répandre dans le creux de ma paume. J'avoue que j'ai trouvé ça assez répugnant. Pendant qu'apparemment très satisfait il refermait son jean, j'essayais en vain de me nettoyer la main avec un kleenex. J'étais légèrement dégoutée, et en même temps je me disais que c'était comme ça, qu'il faudrait que je m'habitue puisque telle était la loi de la nature.
Par Isa
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Samedi 18 février 2006
Je ne m'attachais pas, je ne tombais pas amoureuse. J'étais seulement avide de me sentir convoitée. Je passais de flirt en flirt, de mains en mains, parfois de deux ou trois garçons certains samedis. L'un ou l'autre me payait le cinéma l'après midi pour pouvoir me peloter dans le noir tout à loisir. Souvent, il me demandait de le masturber, souvent il jouissait dans ma main et ça n'allait pas plus loin.
A la sortie, satisfait, il m'abandonnait prestement. Souvent aussi, il m'arrivait de retrouver un autre garçon qui m'entrainait à son tour dans un coin sombre. J'ai appris à aimer ces ambiances claire/obscures, que je préfère à la pleine lumière. J'aimais aussi les booms du samedi après midi. Les danses lascives sur le tube à la mode étaient le prétexte idéal pour rapprocher les garçons et les filles. Je me laissais toujours peloter sans protester, puis souvent attirée dans un endroit tranquille.
Très vite, j'ai préféré fréquenter des garçons plus vieux, plus murs. Ils étaient plus expérimentés et plus exigeants. Un jour, l'un d'eux m'a demander de le sucer. Il m'a appuyé sur la tête, je me suis laissée glisser le long du mur, accroupie. Je ne savais pas quoi faire face à sa queue tendue. Je l'imaginais comme une glace à la fraise à deux boules... J'ai commencé à la lécher doucement. Au bout de quelques minutes, impatient, il a pressé son gland contre mes lèvres. J'ai compris, je les ai entrouvertes. Il s'est introduit dans ma bouche, m'a demander d'y passer ma langue.
Je me suis appliquée maladroitement. Je l'entendais gémir, j'en déduisais que c'est bien ce qu'il fallait faire. J'était fascinée par cette expérience nouvelle. Depuis, j'ai toujours aimé sentir une belle queue forcer ma bouche, m'inposer sa virilité jusqu'à m'étouffer. Puis d'un seul coup il a lâché un jet de liquide chaud. J'ai failli vomir, c'était écoeurant. J'ai recraché tant bien que mal. Je me sentais sale. Mais il m'a relevée et prise par le menton et m'a dit : c'est bien, tu es une bonne suceuse, tu as de l'avenir. Il devait avoir dix-sept ans, moi quatorze.

Par Isa
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