Mon propos


Le journal intime d'une trentenaire, errante sexuelle.
On m'a toujours traitée de fille facile, de traînée, de marie-couche-toi-là. J'assume.
Je suis comme ça.
J'essaierai d'être vraie, sans fard, au fil d'un journal décousu, fait de réflexions, d'expériences vécues racontées franchement, sans détour mais sans vulgarité.
Isa
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Correspondance

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Jeudi 24 mai 4 24 /05 /Mai 12:10
Au fond, cette petite expérience autoroutière m’avait laissée frustrée. Je m’étais aperçue que ce fantasme que semblent nourrir tant de femmes n’était pas pour moi. Trop de temps perdu, trop de longueurs, trop de non dits, de désirs inassouvis de part et d’autre… Un fantasme, juste un fantasme… Tout ça pour ça… En mettant les choses au mieux, juste se faire saillir à la sauvette sur un parking par un gars trop pressé, trop stressé à l’idée de se faire surprendre…
Non, je préférais aller à l’essentiel. Je repris l’habitude de traîner sur les boulevards extérieurs à la nuit tombante pour me faire accoster par des types au volant de leur voiture. Là au moins les choses étaient sans ambiguité. J’étais une pute qu’on achetait pour une pipe rapide, avec ou sans capote, ou pour une baise sur la banquette arrière, ou sur le capot de la voiture, avec ou sans sodo. J’aimais ça, me sentir considérée comme une marchandise dont on négocie le prix, toujours à la baisse évidemment… Mon prix, en fait, c’est moi qui le faisait, contrairement à ce qu’ils pouvaient croire. Je n’avais pas un besoin vital d’argent, j’étais donc libre de faire monter les enchères ou bien de brader. Si le type avait une tête ou une attitude qui me déplaisait, j’annonçais un tarif exorbitant et dissuasif. Si au contraire je tombais sur une situation qui m’attirait, j’étais capable de descendre mes prix à un niveau dérisoire.
J’aimais assez ces jeunes types plutôt timides et complexés qui me parlaient  presque respectueusement, comme en s’excusant de demander des choses incongrues à une fille. A eux, je faisais une fellation tendre et appliquée, dont ils me remerciaient d’un regard chaviré, et qui me quittaient en balbutiant des remerciements. Mais j’aimais encore plus avoir affaire à des hommes rudes et exigeants, qui considéraient que puisque je n’étais qu’une pute qu’on achète, ils pouvaient me traiter comme une pute dont on peut tout exiger.
J’éprouvais une sombre excitation quand l’homme refusait brutalement de mettre une capote, m’enfilait sans précaution ou m’appuyait brutalement sur la nuque pour m’obliger à avaler sa bite, me bloquait la tête sans merci pour être sûr de jouir dans ma bouche, puis me relâchait brusquement en me considérant d’un air narquois et méprisant, tout en se rajustant… Si seulement il savait combien je le considérais comme petit et méprisable, et combien je me sentais grandie par l’épisode…
Par Isa - Publié dans : Journal d'une traînée
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